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Le point de l'observateur
12. déc.
2016
Politique
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JAMMEH Yahya en atelier pour la réécriture de la démocratie, à la gambienne…

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<<Chassez le naturel, et il revient au galop…>> Voilà un adage qui par ces dernières heures, sied si bien à la Gambie et à son président entre-temps sorti, Yahya JAMMEH, adage dont l’auteur m’échappe en tout cas, tant le degré de la forfaiture, elle-même sortie du commun, m’impressionne. Il est parfois sur ce continent des choses tellement trop belles, des réactions à la limite trop justes pour être vraies, trop intelligentes pour être conservées. C’est la sombre impression que Yahya JAMMEH l’actuel président gambien donne depuis un peu plus de deux semaines.



<<Autant j’ai accepté les résultats car j’ai cru que la commission était indépendante et honnête, désormais je rejette les résultats en totalité. Laissez-moi répéter: je n’accepterai pas les résultats>>. Voilà la toute dernière nouveauté sortie sur le continent par l’un des dictateurs dont l’Afrique désirerait tant se débarrasser.
Faudra-t-il que je reverse dans un petit rappel des faits…?
Il y a une semaine, les élections présidentielles organisées sur cette bande de terre cloîtrée dans le ventre du Sénégal, donnaient l’opposant de vieille date Adama BARROW vainqueur du scrutin. Avec 260,515 voix contre 212,099 pour le président sortant puis 102,969 voix pour Mama KANDEH le troisième au classement, monsieur BARROW s’était révélé le successeur naturel de celui a qui Dieu lui-même s’est toujours adressé, celui pour qui Allah le miséricordieux daigne descendre de son piédestal pour murmurer des choses à l’oreille. Et comme encore poussé par ce présage heureux, Yahya JAMMEH a donné l’impression de se démarquer de ses pairs autocrates qui eux autres au fil du temps, se sont révélés comme n’étant nés que pour être président de leur République. Le désormais président sorti est même allé au-delà des espérances, en passant un coup de fil à son adversaire aux fins de le féliciter de sa victoire, de le congratuler de son exploit. Bref, Yahya JAMMEH reconnaissait contre toute attente sa défaite aux élections présidentielles. Mais justement parce que le meilleur ne relève pas du naturel dans le quotidien de cette « sombre » Afrique, il ne restait plus que cette dernière sortie en date du dictateur gambien, pour rappeler à tout le monde que cette reconnaissance manifestée à l’égard de son challenger la semaine passée n’en était pas vraiment une, et que cette impression de conversion que le monde entier avait commencé par avoir de lui, n’était que factice.
Yahya JAMMEH espère donc reconquérir l’électorat, en réclamant à la commission électorale, l’organisation d’un nouveau scrutin. Quelle bassesse!
Ce qui a pu pousser Yahya à ce revirement…


Sentant les privilèges liés de la fonction lui échapper désormais, Yaya n’a sûrement pas pu digérer le fait de redevenir simple citoyen lambda, simple gambien comme tous les autres après tous les délices qu’il a connus lorsqu’il était perché là haut. Pire, ayant eu écho de l’intérêt un peu trop prononcé que la justice pourrait commencer à avoir à l’encontre de sa personne, le dictateur a sûrement cru devoir tout clore, en revenant sur sa parole, en se desaisissant volontiers de la bonne impression que l’on a commencé à se faire de lui ailleurs. Avant même d’espérer rentrer dans le glorieux cercle restreint des dirigeants que l’on pourrait donner en exemple, Yahya JAMMEH s’est résolu à ne point s’accommoder d’une quelconque félicité.
Comment penserait-il arriver à ses fins..?


L’on pourrait se targuer d’avoir fini par comprendre la raison pour laquelle il y a quelque moment, le dictateur a gradé un certain nombre de militaires qui composent son armée. Visiblement préparait-t-il des hommes, ces fidèles qui voudraient bien rester à ses côtés quand le sinistre mal de la perpétuité au pouvoir viendrait à le reprendre. Yahya JAMMEH devra donc s’atteler à dompter de nouveau son peuple, à forcer la docilité de celui-ci.
Un sombre épisode profile à l’horizon, exactement comme on le redoutait dans le cas burundais avant la présidentielle d’il y a un an, alors que la communauté internationale et consorts, regardaient hébétés le carnage orchestré par N’KURUNZIZA, sans vraiment rien dire. Comme si cela ne suffisait pas que ce dernier massacre son peuple.
Je ne saurais terminer ce billet en manquant de citer David ANANOU, un écrivain togolais qui épiloguait comme suit aux termes de son oeuvre Le fils du fétiche: << Maintenant que partout s’impose impérieusement le problème de l’évolution, il importe avant tout de faire acquérir à nos âmes la taille de leur âge afin qu’elles puissent combattre le bon combat. Opérons une profonde transformation en nous et autour de nous. Purifions nos moeurs. Mettons un peu de lumière dans nos pratiques. L’obscurantisme est peu favorable au progrès. L’Afrique espère beaucoup de ses enfants. Avec sympathie ou scepticisme, les étrangers nous regardent faire et attendent les résultats. Allons-nous trahir la Patrie en agissant comme les singes qui font toujours quelque chose et n’ont jamais rien fait?>>

Gbégnédzéanyi.

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16. sept.
2016
Sport
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GUELI Koffi: vers un retour aux premiers amours de l’homme au « coeur jaune »?

 

Crédit-photo: Arnaud BOCCO

   ​Depuis notre toute dernière rencontre à Bata en Guinée équatoriale où il évoluait sous les couleurs du Deportuvo de Mongomo, le rejeton de Fiovi a encore bien voulu répondre aux quelques questions que nous nous sommes proposés de lui poser.

Entre performances, fin de contrat, coup de coeur et suite de carrière, celui que l’on a affectueusement surnommé Robinho nous dresse un tableau complet de sa personne.
    – GUELI Koffi, bonjour…

    -Bjr monsieur Arnaud.

    -Depuis notre dernière rencontre, c’était à Bata en Guinée équatoriale, nous n’avons plus eu l’occasion de nous rencontrer; qu’êtes-vous devenu? Comment s’est terminée votre saison?

    -Je suis resté le même GUELI koffi que vous avez rencontré à Bata… J’ai bien terminé ma saison avec le Deportuvo en remportant la coupe de la Guinée équatoriale et en terminant deuxième meilleur buteur du championnat malgré le fait que j’avais eu maille à partir en début de saison avec l’ancien entraîneur qui avait estimé s’être trompé sur mes performances. Hélas, il a dû être relevé de ses fonctions.


    -Pour une telle performance, vous devriez être la perle rare de l’équipe! Non? Seulement vous n’y êtes plus. C’était quoi la pomme de discorde entre le Deportuvo de Mongomo et vous?

    -Le non respect du contrat qui nous liait, est l’épine qui a créer tout ce remue-ménage entre le Deportuvo et moi.

    -Et depuis, plus rien? Le club ne vous a plus fait signe histoire de régulariser la situation?

    -C’est une situation sur laquelle je n’aime plus revenir. Mon avovat s’occupe de tout cela. Vous aurez les suites le moment venu.

    -GUELI Koffi au N’zalang national ou GUELI Koffi au « coeur jaune », lequel est d’actualité ?

    -GUELI koffi comme vous-même vous l’avez souligné, a « un coeur jaune » donc il préférerait jouer pour le Togo même si jusqu’à présent il est toujours suivi de prêt par le N’zalang national.

    -Et voilà qui nous renvoie au sujet même de notre entretien… On a ouï dire de GUELI Koffi qu’il s’apprêterait à rejoindre l’Association Sportive du Port Autonome de Lomé. D’autres thèses penchent plutôt en faveur de Gomido de Kpalimé, devrait-on croire à un retour aux premiers amours avec le Port?

    -Il est bien vrai que je suis en discution avec les deux clubs mais pour le moment rien n’est finalisé, même si le Port semble prendre le dessus sur Gomido. Nous sommes en football et tout peut aller vite, et plus que vous ne puissiez l’imaginer.

    -Est-ce à dire que vous n’avez plus d’offres ailleurs que dans le championnat local? On ne s’attendait vraiment pas à cela. C’est quoi la raison?

    -J’ai d’autres propositions à l’exterieur que j’analyse. Mais on ne part pas parce qu’il faut partir… Il faut partir pour jouer dans un championant qui sera plus huppé que celui du Togo.

    -On s’imagine en tout cas que GUELI Koffi voudra préférer son club de coeur l’As Togo-port, à Gomido de Kpalimé, histoire de retrouver les vieux copains après la pérégrination continentale! Non?

    -À quelque chose près, oui; mais je ne ferme pas totalement la porte à Gomido ni aux autres clubs, même en division inférieure. Pour moi, c’est d’abord prendre du plaisir en tapant dans le ballon sur les pelouses togolaises.

     -La sélection nationale du Togo s’est attaché, au post de sélectionneur, les services d’un vieux rompu à la tâche; Claude LEROY, avez-vous déjà eu à le rencontrer, voire à discuter avec lui pour une éventuelle intégration de l’écurie des éperviers; vous qui avez  » un coeur si jaune »?

    – Discuter avec lui, non pour le moment parce que je n’ai pas encore eu cette chance de le rencontrer en  tête à tête ; par contre, il m’a vu jouer lors du match qui a oposé la sélection locale du Togo à celle de la sélection régionale maritime.

    -Faudra-t-il donc présumer que votre style de jeu lui eu plu?

    – Peut-être oui, sinon je n’aurais pas été présélectionné pour la CAN 2017.

    -Ok! Devrions-nous vous souhaiter quoi? Une bonne saison? Ou que vous trouviez mieux à l’extérieur?

    -Hahahaha! Vous autres journalistes, êtes terribles… Souhaitez-moi ce que vous voulez… L’essentiel c’est que je trouve un bon point de chute.

    -Alors c’est de vite trouver mieux ailleurs!?!

    –Le temps de Dieu est le meilleur…

    -GUELI Koffi, merci!

    -Merci monsieur Arnaud.

                                                                                     Gbégnédzéanyi.

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12. sept.
2016
Sport
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TOGO: enfin le championnat de football de l’élite

    

Crédit-photo: Arnaud BOCCO
Au Togo, après deux ans d’interruption, le championnat de football de première division a repris ses droits en ce dimanche 11 septembre 2016. Sur toute l’étendue du territoire national quatorze clubs se sont affrontés pour l’obtention de la première place au classement.

    Fortunes diverses pour les pensionnaires de l’élite togolaise à l’issue de cette première journée du championnat national de football de première division.
Deux années en effet se sont écoulées de la fin de l’exercice précédent, c’était en date du 30 octobre 2014 avec le sacre de SEMASSI de Sokodé.
    Ainsi donc, à l’apparente bonne forme des clubs dont les préparatifs les présentaient comme devant prendre les devants dès l’entame, s’est substituée une contre performance, au profit des supposés mal empoints.
    Au stade municipal de Lomé et sous les lunettes vigilantes du sélectionneur national Claude LEROY, #SEMASSI le champion en titre n’a pas su se faire respecter par l’#OTR, ex #As_DOUANES de #Lomé. Score final, 0-0.
    Le dynamique togolais (#DYTO) de #Lomé sur ses propres installations du stade de #Kégué s’est fait surprendre par #MARANATHA_FC de #Fiokpo, 1-0 sur une réalisation de Klouko Kokou Claude.
    Hold-up parfait d’#AGAZA qui faisait le plus long déplacement chez #FOADAN de #Dapaong 1-0.

 

   Belles opérations de #GBIKINTI de #Bassar, de #KOROKI_MÈTÈTÈ de #Tchamba et d’#UNISPORT de #Kouloundè face respectivement à #ASKO de #Kara, #ANGES de #Notsè et #KOTOKO de #Lavié. Scores à l’arrivée, 2-0, 3-0 et 1-0.

    L’#As_TOGO_PORT de Lomé, à #Kpélé_Kponvié, contraint #GOMIDO au partage des points; 1but partout.
    En tout et pour tout, dix buts ont été marqués dont le premier de la saison par Tchao Rafiou de #KOROKI_MÈTÈTÈ dès la 7ème minute jeu.

Au sortir de cette première journée, le classement se présente comme suit:

1er- KOROKI-MÈTÈTÈ

2ème- GBIKINTI

3ème- AGAZA

4ème- MARANATHA

5ème- UNISPORT

6ème- AS TOGO PORT

7ème- GOMIDO

8ème- SEMASSI

9ème- AS OTR

10ème- KOTOKO

11ème- DYTO

12ème- FOADAN

13ème- ASKO

14ème- ANGES
                                                                               Gbégnédzéanyi.

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05. sept.
2016
Sport
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Emmanuel ADEBAYOR : mue et mutation; vers un retour aux premiers amours?

Emmanuel ADEBAYOR…

    À l’évocation du nom de cette étoile du football, même à l’esprit de la vieille none des îles Vanouatou, il revient l’idée d’un attaquant rompu à la tâche qui trouvait toujours le moyens de se défaire des défenses les plus alertes.

    Mais Shéyi fut, plus qu’il n’est. Oui, nous parlons de cet homme à un temps pas présent parce que depuis un moment relativement long, Emmanuel ADEBAYOR n’est plus Emmanuel ADEBAYOR. Certes, l’homme garde toujours l’ora qui pèse à la nuque des défenseurs; mais à y voir de près, la lame autrefois tranchante du rejeton de Kodjoviakopé s’est entre-temps émoussée.
Shéyi, la mue en maître à jouer…


    Au commencement, l’homme qui a forcé la fin de la carrière du défenseur camerounais Raymond KALLA était un milieu de terrain. Sa mutation en avant-centre est l’oeuvre du champion du monde 1998, Didier DESCHAMPS qui alors entraîneur du club de la principauté Monaco a vu en l’homme, plus qu’il n’en avait l’air. Coup d’essai, coup de maître, le pari a réussi. Ainsi donc de l’AS MONACO jusqu’au REAL de MADRID en passant par ARSENAL et MANCHESTER CITY, Emmanuel ADEBAYOR a pu confirmer tout le bien que l’on pensait de lui. Même si dans les compétitions continentales, le capitaine de l’équipe nationale du Togo n’a pas eu un parcours très reluisant, il a toujours su se rendre pardonnable par ses coups de génies.
    Shéyi, la mutation en serviteur…


    À défaut de continuer d’être le goléador adulé du public sportif togolais, Shéyi Emmanuel ADEBAYOR que l’on a essayé  » d’enterrer » un peu trop tôt continue de prouver aux uns et autres qu’il reste vivant. Il le faisait savoir entre-temps lors d’un conférence de presse en ces termes: << s’il est quelqu’un qui doit me faire arrêter le football, c’est la nouvelle génération d’attaquants qui vient, c’est-à-dire les PLACCA FESSOU et autres. Il n’appartient pas à un quelconque coach de me mettre sur la touche.>>

    Et cette nouvelle génération d’attaquants, c’est précisément elle que le seul ballon d’or que le Togo ait connu à ce jour, a poussé de l’avant en cette dernière journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations Gabon 2017. Outre le fait d’avoir par manque de concentration loupé un penalty, il est apparu clair qu’ADEBAYOR a été l principal artisan de la victoire du Togo contre le Djibouti en ce dimanche après-midi du 04 septembre 2016. La vieille outre que l’on songeait a ranger à jamais s’est encore montrée très utile, ce qui jette la perspective d’une re-mutation de celui qui longtemps à régné sur l’attaque de l’équipe nationale du Togo.

    Plutôt que de le  laisser sur la touche pour ses dernière s contre performances, en l’occurrence son bilan d’un seul but en six mois passés avec le club anglais de CRYSTAL PALACE, Emmanuel ADEBAYOR au vu de ses dernières prestations a encore beaucoup  à donner comme ses lumineuses passes toujours servies sur un plateau d’or à ses futurs successeurs qui le lui rendent si bien en transformant ses passes en buts.

    Emmanuel ADEBAYOR, désormais milieu de terrain, pourquoi pas? Ne serait-ce pas une bonne expérience à tester?
                                                                               Gbégnédzéanyi.

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30. juin
2016
Non classé
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Crédit photo: Arnaud BOCCO
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Crédit photo: Arnaud BOCCO

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11. avril
2016
Poésie/théâtre
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Desiderata…

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Crédit photo: Arnaud BOCCO

    Adieu! Adieu!

    Voici que je m’en vais, libéré du joug de la chair;
    Car l’Eternel a fait sonner pour moi mon heure;
    Avec le souci du serviteur qui a voulu plaire à son Créateur,
    Je m’en vais;
    Ne vous apitoyez point à mon sujet, j’ai vu la face du Seigneur;
    N’alarmez point mes gens;
    Car mon divin destin est préférable;
    Je m’en irai voir les miens, je m’en irai voir les vôtres.
    Et vous autres, vous ne vous cacherez point de ma vue,
    Car ici bas, s’est achevé mon périple;
    Soyez forts, chantez à mon sujet
    Jubilez, sautez à la Gloire du Saint-Béni-Soit-Il!

    Pour moi, tu ne t’es point pressé!
    Mais pour l’autre, dépêche!

    « Revenez au Seigneur, et le Seigneur retournera Sa Face vers vous », dit Malachie;
    Reconsidérez l’Oeuvre! Rendez-grâce!
    Et « aimez-vous les uns les autres comme vous a recommandé votre Seigneur.

                                Gbégnédzéanyi.
  

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08. avril
2016
Société
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Scène de ménage au nouveau quartier de Bè-kpota: un invité de trop dans la cour du sergent Wiyao

 

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Crédit photo: Arnaud BOCCO

   Une belle-mère disait-on, cela se conserve le mieux possible. Mais si entre-temps, la crise économique est passée par vous, et que la gamelle familiale se révèle avoir un invité de trop, tous les moyens semblent bons, pour s’en débarrasser.

    En se réveillant ce matin, le Nouveau-Quartier de Bè-Kpota n’était que sonné par le joyeux vacarme qui a bercé son sommeil la veille.

    Wiyao est le seul corps habillé du Nouveau-Quartier de Bè-Kpota. Il n’a depuis toujours été connu que comme sergent de l’armée de son pays. Sa femme Prénam et son jeune garçon âgé de quelques mois seulement, constituaient avec lui, une famille plutôt remarquable et presque enviable, tant personne n’avait jamais entendu d’histoire prévenant de leur cour. C’est fort de ce constat que Wiyao se grouillait dur pour satisfaire les besoins de son petit monde. Mais seulement voilà, tout se gâta lorsque sa belle-mère, maman de Prénam, sans se douter du supplice qu’elle imposait à son gendre, décida de prolonger son séjour à Lomé, auprès de la petite famille, séjour qui déjà obligeait notre vaillant sergent à jouer de la grosse caisse et de la pioche pour rassembler le surplus quotidien exigé par la gamelle familiale. Au début, Wiyao pensait qu’il ne s’agissait que d’une simple visite de quelques jours, et que la vieille s’en retournerait vite fait d’où elle avait surgi. Il s’était leurré. Et c’est précisément face à cette déconvenue que le héros de notre histoire changea sombrement d’humeur dans la maison. Wiyao commença donc à rentrer du boulot bien tard, lui qui n’était pas connu pour être un noctambule. Pour mieux « digérer » les soucis nés de cet encombrement et des dettes qu’il a engendrées, il se mis également à boire. Tout ceci se faisait sans que le voisinage s’en doute, jusqu’à ce soir d’avril où revenu du boulot, Wiyao n’avait pas eu droit à son seau d’eau qui chaque soir, devait patienter à la salle de bain pour qu’il puisse se défaire de la crasse accumulée durant la journée. Prénam sa femme n’avait visiblement pu trouver aucune raison assez valable, à ce manquement. Le comble, c’était que sa part du dîner n’était pas non plus sur la table, et pour raison, sa belle-mère, entre-temps revenu d’un des nombreux réveils spirituels qui animent la ville de Lomé, s’en était emparée.  » n’nan n’avait rien mangé de toute la journée. Alors quand elle est revenue, je n’ai pu m’empêche de lui céder la pâte de mil qui restait. » Voilà ce que Prénam a répondu à son mari.

    Stupéfaction de notre sergent, pour qui il n’en fallait pas plus pour réveiller la colère, colère qui n’avait que trop été étouffée en sa personne. Wiyao s’empara de sa ceinture et entrepris d’apprendre à sa femme qu’un sergent était tout sauf méprisable.

    Le coup de jeûne forcé, il savait que sa femme n’était pas suffisamment bête pour le lui faire. Ce ne pouvait être qu’une idée provenant de la vieille. Un autre soir, rentrant de sa virée nocturne, il avait déjà surpris une de ces conversations qui se terminait par cette injonction de la vieille: « les hommes, c’est comme cela qu’il faut les traiter si l’on entend les avoir toujours aussi dociles. » Wiyao qui a attendu aussi patiemment l’occasion de prouver le contraire à cette vieille, ne pouvait pas rater le coche. Il commença malgré lui à rouer de coups sa dulcinée qui couru promptement se réfugier auprès de sa mère. Notre sergent ne souhaitait que cela. Faisant semblant de rater la fille, il malmenait la vieille. Prénam s’esquiva et devança sa mère au portail, hurlant que son homme était devenu.

    Avant que le jour se fut levé, Prénam et sa mère étaient bien loin de domicile de Wiyao le sergent.  Ce dernier en souffrira quelques jours, mais se dit-il, « au moins, cette vieille paysane ne reviendra plus lui pourir la vie avant bien longtemps. Pour sa femme, il trouvera sûrement le moyen de la faire regagner le domicile conjugal. »

    Une belle-mère, disait-on par le passé, était même plus chère que sa femme à soi. Mais depuis que la vie chère a pris place dans les quotidiens, tous les moyens sont bons, pour se débarrasser de certaines d’entre elles.
                               
                                Gbégnédzéanyi.

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08. avril
2016
Non classé
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Le coup de frein à la dynamique burkinabé

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    Quand même le statut de pays démocratique ne suffit plus pour se sentir épargné de la furie des barbus d’AQMI, à quoi devra-t-on s’attendre pour ce qui est des pays ou la gouvernance tangue?

    Une révolution presque enviable, une transition presque parfaite, assortie d’élections présidentielles exemplaires, voilà qui, au vu du théâtre qui se joue actuellement à Ouagadougou, semblait trop beau pour un continent comme le nôtre, quand on sait que le meilleur n’a pas toujours été le principe dans le quotidien de l’Afrique.

    Au soir de ce vendredi 15 janvier 2016, alors que tout le continent venait de prendre connaissance de la formation du nouveau gouvernement à l’issue des presque parfaites élections présidentielles au « pays des hommes intègres », l’on s’est juste senti tombé d’un peu haut, à la tombée de la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler le « remake » du Radisson blue de Bamako.

    En effet, se sentant trop absent dans le quotidien de ce pays pour lequel tout semble trop bien marcher, les djihadistes de AQMI, entendez Al-Quaïda au Magreb Islamique n’ont trouvé mieux que de s’attaquer au restaurant « Kapuchino » puis à l’hôtel « Splendide » de Ouagadougou.

    Ces barbus doivent sûrement avoir senti recevoir un coup à l’orgueil. Eux qui sont devenus un sujet de préoccupation internationale, eux qui sont devenus si importants dans le landerlot politique de certains États, comment ont-ils pu ne pas saper la trop bonne dynamique de ce pays qu’est le Burkina? Comment avaient-ils laisser ce pays prospérer au point de se voir octroyer le titre de « meilleur élève au cours de démocratie »!?! Il fallait donc se rappeler d’existence aux uns et aux autres; et c’est ce qu’ils ont fait.

    Selon les informations dont on dispose, aux environs de 19h30, des hommes armés investissent le « Splendide hôtel » de Ouaga. Ils tirent des rafales aux fins de terroriser les occupants de l’hôtel et s’engouffrent dans les locaux de l’établissement. Selon les dires fe Yaya BOUDANI, correspondant de Radio France International à Ouagadougou, « les assaillants ont pris soin de ne laisser s’échapper aucun des occupants de l’hôtel. »

    À l’heure où nous sommes, on sait juste qu’une soixantaine d’otages ont été libérés, pour une vingtaine de morts et un peu plus d’une trentaine de blessés.

    Voilà un bien triste bilan pour un pays que l’on n’a pas encore fini de donner en exemple. Un pays que jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’on a toujours considéré comme le meilleur élève au cours de démocratie, sur ce continent où le quotidien ne devient que trop lassant, où l’on a une insatiable envie de voir un truc nouveau.

    On sait que le Burkina est un pays qui n’a pas une tradition très musulmane comparativement à ses autres pairs sahéliens. Un pays qui ne devrait pas être très facilement convertible, si tel était le dessein projeté par les djihadistes. Alors pourquoi dont aller s’exercer sur un théâtre où ils n’auraient pas grand-chose à gagner. À mon humble avis, il n’est pas bien important pour l’heure de s’atteler à cette question. L’idée à laquelle il faudra se faire, c’est que désormais aucun pays absolument ne se trouve plus à l’abri des envolées belliqueuses de ces « fous d’Allah ». Ils pourraient désormais, choisir de s’essayer au Togo, de secouer le Bénin, de visiter le Ghana, ou encore de retourner au Mali. Ce genre d’inquiétude se résume si bien dans les mots de ce passant à qui la Rfi a tendu son micro:  » ça pourrait être n’importe où! Ça pourrait être au marché! Je pouvais être là-bas! »

    La sécurité, cela me parait la chose la plus enviable pour un pays. S’il venait à la perdre, que lui resterait-il si n’est se retrouver écartelé entre bandes armées, telle la Lybie, telle la Syrie?

Gbégnédzéanyi.

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Article : Évala : l’autre fête nationale du Togo
Société
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30 juillet 2015

Évala : l’autre fête nationale du Togo

« Il n’est d’éternellement beau que ce qui ne peut servir à rien. » Disait Théophile Gautier Si cet homme revenait tout de suite à la vie et se décidait à visiter mon pays le Togo, il se rendrait à l’évidence qu’il s’était leurré et qu’il a mené plein de gens en bateau. Il verrait par lui-même qu’il est de ces choses éternelles qui dans nos Républiques bananières, s’étaient imposées comme hyper belles, et qu’elles n’ont depuis toujours, servi à quelque chose d’éternellement « bien »: la cause nationale notamment.


    En ce début de vacances d’été et depuis que mon pays fut, il y a toujours eu ce moment de trêve où le fonctionnement de l’administration se plonge en hibernation. Ce moment où la cause nationale s’impose et jette presque tout à l’arrière-cour des priorités. Il s’agit en effet de cet instant où il ne convient pas d’avoir quelque besoin que ce soit, surtout à devoir se faire servir de manière pressante par l’administration togolaise; sinon tant pis. Bref, presque tout l’appareil d’Etat se met en vacance.

Voici donc! Moi, j’ai fréquenté à l’école primaire privée laïque « les Abeilles ». J’ai eu d’assez bons maîtres. Ils se sont même mis en quatre pour recenser nos fêtes traditionnelles propres au Togo et nous les enseigner; le devoir les y contraignant. Je me suis donc donné la peine d’en retenir la majeure partie. Il s’agit entre autres, de Dézan (fête du palmier), Ayizan (fête du haricot), D’pontr (fête des ignames), Agbogbozan (fête de la muraille agbogbo), Adzinoukouzan, Kpéssôssô (fête de la prise de la pierre sacrée), mais aussi et surtout Évala ! C’est pourquoi cette dernière a suscité le plus mon intérêt, vous comprendrez bientôt.

Retournons encore une dernière fois dans mes classes de primaire pour rappeler que mes maîtres ont également pris le soin de me montrer la différence entre ces fêtes traditionnelles et les fêtes nationales qui requièrent l’intérêt de tous sans distinction. Seulement, voilà ! Depuis toujours, les choses ont donné l’air de donner tort à ces gars qui auraient commis le péché de changer de place à l’une de ces réjouissances villageoises, qui en fait, a plus une apparence de fête nationale. Il s’agit en effet de la fête « Évala » en pays Kabyè.

Ce qui saute aux yeux du profane, lors de cette fête, c’est de voir de jeunes garçons, qui dans un élan d’initiation se mettent deux à deux pour rivaliser d’ardeur au travers de vives empoignades avec en fond sonore un joyeux vacarme. Un bruit digne de « montagnards » sortis tout droit de la préhistoire: c’est Hamadou KOUROUMA qui a dit.

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« S’il m’était donné d’opérer une nouvelle classification des fêtes dans mon pays, « Évala » serait érigé en fête nationale; je vous en conjure! »

Voilà en fait une fête traditionnelle qui a depuis toujours eu le privilège de s’apparenter à une chose publique. Elle a même acquis des « prérogatives de puissance publique »; les fameuses « 3P », chères à tout apprenti juriste.

Évala est la seule fête traditionnelle qui au Togo, bon gré mal gré, mobilise les plus grosses pointures de l’appareil d’Etat. Durant cette fête, les fauteuils de l’administration restent vides pendant plusieurs jours : un air de vacances tombées de nulle part flotte sur me pays. Vous savez enfin mieux que moi qu’il n’ y a que pendant Évala que nos écrans de télé sont pris en otage par d’intrépides empoignades avec la collaboration essentielle de la Télévision togolaise, notre chaîne nationale.

Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira de vous toute sorte de mal pour avoir assisté à Évala! Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande à la cour royale.

Au-delà de tout, voici mon inquiétude. Moi je rêvais d’être président de la République. Mais depuis que je me suis fait à l’idée que le nombre de mandats présidentiels n’est pas près d’être limité, je me suis ravisé. Sinon, si j’avais pu accéder à la magistrature suprême, j’aurais élevé la fête traditionnelle de chez moi à ce pôle d’attraction. Jean-Pierre est mon ami. Plus courageux que moi, il se présentera envers et contre tout à la prochaine élection présidentielle. Et si par un heureux hasard il gagnait (le rêve étant permis), il voudrait faire de même pour la fête traditionnelle de chez lui. Puis Agossou quand il y sera, puis Akpénè, puis Tchilalo, puis Kampatib, puis Wiyao, puis Nathalie, jusqu’à la lie.

Le Togo, une démocratie normale.

Gbégnédzéanyi.

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Auteur·e

L'auteur: Arnaud BOCCO
Passionné de l'actualité, j'aime également manier la langue française. En outre, je suis juriste en gestation. Repousser indéfiniment les limites du possible et mythifier l'impossible, telle est la mission, le sacerdoce de notre génération.

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